Numérisation d'archives et valorisation de la production scientifique

responsabilité scientifique : Brigitte Lequeux et Elisabeth Bellon

Contexte du projet


La Maison René-Ginouvès, Archéologie et Ethnologie (MAE) est un lieu de recherche et de conservation de ces recherches pour des disciplines non académiques et récentes : l’archéologie et l’ethnologie.
Elle est de fait un lieu d’accumulation de données qu’elle doit rendre disponibles non seulement pour la recherche, mais aussi pour l’utilisation vers des publics de jeunes chercheurs locaux et régionaux, avec un rayonnement national et international. La MAE développe depuis sa création des recherches méthodologiques en matière de techniques archivistiques, documentaires et bibliothéconomiques (création de bases de données, de thesaurus, traitement numérique de documents et systèmes d’interrogation). Le service Documentation et Frantiq et le service des archives sont impliqués dans la démarche qualité initiée par l’USR 3225 début 2010.


Objectifs des projets

Le projet décline les objectifs suivants:

Numérisation d’archives scientifiques

Le service des archives de la Maison René-Ginouvès a pour mission de gérer les archives des laboratoires, des chercheurs et des enseignants-chercheurs à l’échelle de l’organisme. Il conduit ainsi depuis une dizaine d’années un archivage organisé et structuré, sous le contrôle scientifique et technique du service interministériel des archives de France, conformément aux principes archivistiques et à la règlementation en vigueur. A ce jour, il n’existe pas de structure équivalente pour les archives des sciences humaines et sociales.

Depuis janvier 2010, le service est partenaire du projet « Patrimoine scientifique de l’université de Paris Ouest Nanterre La Défense » sélectionné par le Conseil scientifique de l’université dans le cadre du pôle transverse « Archives, outillages documentaires et TIC pour les sciences humaines et sociales ».

Les fonds conservés à la MAE contiennent des documents qui reflètent les multiples activités des chercheurs et des laboratoires. Ils constituent des sources d’information pour les historiens, les scientifiques français et étrangers, les étudiants et le grand public.  A ce jour, la volumétrie d’archives conservées est d’environ  500 mètres linéaires.

La conservation et la diffusion des documents, et en particulier des archives archéologiques de terrain, sont des enjeux importants pour les chercheurs de la Maison René-Ginouvès. La numérisation de ces archives a été définie comme l’une des priorités de l’USR 3225 dans le contrat quadriennal 2009-2012. En 2008, un premier projet a été financé par le TGE Adonis du CNRS.  Il concernait un site majeur de la préhistoire de Chypre, le site néolithique de Khirokitia, inscrit en 1998 au Patrimoine mondial de l’humanité. Plus de 18000 documents d’archives textuelles, graphiques et photographiques on été numérisés et mis en ligne sur le Web .

L’objectif est d’étendre ce programme de numérisation aux archives de quatre autres chantiers de fouilles :
•    la Mission préhistorique française au Kenya sous la direction de H. Roche (depuis 1983),
•    la Mission archéologique franco-jordanienne de Khirbet edh-Dharih sous la direction de F. Villeneuve (1984-2008),
•    la Mission archéologique française de Tel Yarmouth (Israël) sous la direction de P. de Miroschedji (1986-2009),
•    la Mission archéologique franco-chinoise de la Keriya (Xinjiang, Chine) sous la direction de C. Debaine-Francfort (1991-2009).
Dans une première phase seront numérisés en priorité les documents sur supports fragiles et ceux diffusables sur le Web (site du service via les inventaires et portail du réseau Archéologie Ile-de-France).

Le Conseil général par son soutien financier au programme de numérisation de la MAE contribuerait à la conservation et à la diffusion d’un patrimoine scientifique majeur conservé sur le site de l’université.

Évolution du portail du réseau archéologie Ile-de-France (modules complémentaires)

L’objectif initial du réseau Archéo-IdF, initié, coordonné et géré par la MAE, est de permettre aux professionnels d’avoir une meilleure connaissance de l’environnement documentaire en Ile-de-France, d’harmoniser et de rationaliser les politiques d’acquisition de l’ensemble des établissements en tenant compte des contraintes de chacun, et de mettre en place un système d’échanges de services et de conseils entre bibliothèques, dont le service départemental archéologique des Hauts-de-Seine et la bibliothèque d’archéologie de la Maison René-Ginouvès.
Conçu dès l’origine comme un réseau d’acteurs, on peut d’ores et déjà dresser un bilan des travaux menés, notamment :

•    Création d’un méta-catalogue permettant d’interroger simultanément les fonds d’une dizaine de bibliothèques franciliennes spécialisées en archéologie
•    Création d’un portail interinstitutionnel permettant la diffusion d’informations
•    Enquêtes sur les systèmes documentaires de chaque partenaire, sur les fonds documentaires des partenaires ;
•    Visites des bibliothèques et centres de documentation.

La diversité des institutions qui le composent fait l’une des grandes richesses de ce réseau. De plus, celui-ci s’inscrit dans le cadre d’un territoire, l’Ile-de-France, où la culture de réseau, est assez peu développée contrairement à d’autres régions françaises. Depuis sa création, le réseau Archéo-IdF nous a permis d’être plus efficaces dans la diffusion et l’échange d’informations.

En intégrant des modules complémentaires, ce portail , géré avec l’outil Incipio de la société Archimed, permet déjà d’interroger des fonds documentaires. Il visera également à être un point d’entrée unique pour la diffusion des actualités régionales des institutions traitant de l’archéologie en Ile-de-France (colloques, expositions, animations, initiations à l’archéologie, portes ouvertes…) grâce à un agenda trimestriel diffusable à différents formats pour différents produits.
Archéo-IdF peut être un portail permettant la diffusion d’une vitrine des travaux de numérisation, notamment du service des archives de la Maison René-Ginouvès (leur base de données étant interrogeable en OAI-PMH).

Création d’une base de données permettant la mise en ligne des référentiels expérimentaux de la chaîne d’observation

L’USR 3225 s’est dotée d’outils optiques et informatiques formant une chaîne d’observation et d’analyse d’images cohérente pour les chercheurs qui étudient les archives du sol à l’échelle microscopique : objets archéologiques (céramique, pierre taillée, os, bois de cerf et ivoire travaillés) et vestiges anthropiques et naturels (graines, pollens, sédiments, charbons de bois, phytolithes, ossements).

Représentant actuellement le matériel le plus performant dans les sciences humaines d’Ile-de-France, ce matériel permet aussi d’attirer des chercheurs extérieurs à la Maison, qui viennent collaborer à des programmes de recherche, valorisant les compétences des chercheurs de la Maison. Les étudiants du séminaire de Paris Ouest «technologie osseuse» sont amenés chaque année à observer du matériel archéologique avec ces instruments pour développer leurs compétences en tracéologie osseuse.
Par ailleurs, des étudiants étrangers des universités de Grenade, de Valence et de Brno, sont venus se former à la tracéologie osseuse et à la technologie lithique telle que ces disciplines sont pratiquées dans la Maison grâce à l’appareillage existant.
Le service de la chaîne d’observation est chargé d’établir des référentiels expérimentaux, de les organiser dans des bases de données et de les diffuser, notamment sur le Web. Le projet consiste à définir la structure et le contenu des bases de données et les modalités techniques de leur mise en ligne.